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Nouvelles



avril 09, 2014
Les Canadiens et Canadiennes sont-ils vraiment si déprimés ?

Selon un psychiatre canadien renommé, trop de médecins prescrivent des antidépresseurs pour traiter des périodes « normales » de tristesse.

Le professeur et ancien chef du département de psychiatrie de l’Université McGill, le docteur Joel Paris, considère que trop de Canadiens et Canadiennes réagissent à la tristesse comme ils réagissent à quelque chose qu’ils n’aiment pas de leur corps; en demandant à leur médecin de régler le problème et d’améliorer leur vie.

« On ne peut pas toujours être heureux et il y a souvent de bonnes raisons à la tristesse, mais l’idée circule que nous devrions tous avoir une très haute estime de soi, de fantastiques relations et de fabuleux emplois, » ajoute le docteur Paris. « C’est comme la pharmacologie cosmétique : Si vous n’aimez pas votre apparence, vous appelez le chirurgien plastique. Si vous n’êtes pas suffisamment heureux, vous allez voir le médecin et prenez des antidépresseurs. »

Les Canadiens et Canadiennes sont les troisièmes plus grands consommateurs d’antidépresseurs des pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), dépassant de loin les autres pays développés comme l’Italie, la France et le Royaume-Uni.

Selon le rapport Panorama de la santé 2013 de l’OCDE, au Canada seulement, 86 personnes sur 1 000 utilisent quotidiennement des antidépresseurs. Avec des taux d’utilisation de 106 et de 89 par millier respectivement, l’Islande et l’Australie sont les seuls pays où les taux sont plus élevés. Les taux d’utilisation dans des pays comparables comme l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas, se situent entre
42 et 50 par millier.

Au Canada, plus de 42 millions d’ordonnances pour des antidépresseurs totalisant plus de
1,8 milliards de dollars ont été remplies dans des pharmacies en 2012.

Selon le docteur Paris, de tels médicaments ne devraient être utilisés que pour des dépressions graves, débilitantes ou présentant un risque pour la vie du patient. De plus, dans les cas de dépressions légères, l’efficacité des antidépresseurs est souvent négligeable ou, au mieux, ils n’ont qu’un effet placebo qui peut ne pas durer.

« Puis vous vous engagez dans un engrenage qui vous mène à en essayer un autre, puis un autre… c’est comme une course à la pharmacologie dans laquelle les gens sont coincés, » dit-il. « Ils ont peur d’arrêter. La crainte d’une rechute incite les médecins à les prescrire pendant plusieurs années. »

Le manque de formation chez les omnipraticiens, lesquels sont les principaux prescripteurs de ce type de médicament, aggrave le problème. De même, les critères de diagnostic de la dépression sont souvent trop vagues ou flexibles, ajoute le professeur de l’Université McGill. Par exemple, un critère de dépression grave implique deux semaines d’humeur dépressive pendant la majeure partie de la journée. Des incidents de la vie courante, comme la perte d’un emploi, la fin d’une relation, le deuil ou d’autres du genre, peuvent susciter de tels symptômes.

« La moitié de la population satisfait ce critère à un moment de sa vie, » précise le docteur Paris.
« C’est presque comme le rhume. »

En 2012, l’OCDE confirmait que la dépression était en passe de devenir l’une des principales causes de décès, d’invalidité et de dislocation économique et prévoyait que d’ici 2020, ce serait la deuxième principale cause de maladie dans le monde.

Un programme d’aide aux employés (PAE) peut diriger les participants et/ou leurs familles vers des professionnels pouvant les aider en cas de dépression. Communiquez avec votre conseiller chez Coughlin pour de plus amples détails. 

Hausse fulgurante de l’utilisation d’antidépresseurs chez les enfants

Selon une étude menée par l’Université de la Saskatchewan et l’Hôpital Montfort d’Ottawa, le nombre d’enfants à qui sont prescrits des antidépresseurs a augmenté de 300 % au cours des 24 dernières années.

Selon un rapport publié dans l’édition du 20 février 2014 du Ottawa Citizen, les taux d’utilisation d’antidépresseurs chez les enfants et adolescents de 19 ans et moins augmentent à une vitesse fulgurante. Les plus gros utilisateurs : les filles de 15 à 19 ans. Selon les résultats de l’étude, le nombre d’ordonnances rédigées pour ce groupe démographique était 14,5 fois plus élevé en 2007 qu’en 1983.

Tout particulièrement inquiétante est la propension plus élevée à prescrire des inhibiteurs sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS), des médicaments puissants pour lesquels Santé Canada a émis une mise en garde à l’effet qu’ils pouvaient susciter des effets secondaires tels que des manies, des comportements agressifs ou suicidaires, et d’autres modifications anormales du comportement.

Même si ces médicaments sont souvent prescrits à des enfants ou à des adolescents, leur usage n’est pas autorisé pour ce groupe.

Selon l’étude, le taux d’usage quotidien d’antidépresseurs chez les jeunes est en moyenne de 15,4 par millier. La moyenne canadienne est de 86 par millier (voir le graphique ci-dessous). L’étude de l’Université de la Saskatchewan précise qu’en 1983 le taux d’usage chez les 10 à 19 ans était de 5,9 par millier.

Bien que l’étude ait été confinée à la province de la Saskatchewan, « Nous ne serions pas surpris si les tendances étaient similaires dans les autres provinces, » a précisé l’auteur et chercheur de l’Université de la Saskatchewan, le docteur Xiangfei Meng.

La forte augmentation du taux d’utilisation d’antidépresseurs chez les enfants et les adolescents soulève une question clinique et morale importante : les maladies psychiatriques chez les jeunes sont-elles diagnostiquées plus fréquemment ou les médecins prescrivent-ils excessivement des antidépresseurs à ce groupe ?

Dans un cas comme dans l’autre, les commanditaires et administrateurs de régimes doivent s’attendre à recevoir davantage de demandes de remboursement pour des antidépresseurs prescrits à des enfants et à des adolescents.

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