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Nouvelles



septembre 04, 2013
L’usage de médicaments antipsychotiques « croît exponentiellement » chez les enfants

Selon une étude du Ministère de la santé de la Colombie-Britannique, la prescription d’antipsychotiques aux enfants de moins de 18 ans croît à une vitesse « exponentielle ».

Dans un article publié dans l’édition de juin 2013 du Canadian Journal of Psychiatry, des chercheurs ont noté que le nombre d’ordonnances « d’antipsychotiques de deuxième génération » (ADG) puissants administrés aux enfants est passé de 315 en 1996 à 5 432 en 2011, soit 18 fois plus.

De plus, le nombre d’enfants auxquels sont administrés d’autres antipsychotiques a crû de 400 %, passant de 1 583 ordonnances à 5 791 au cours de la même période.

Les ordonnances ont été délivrées à des enfants d’à peine six ans malgré le fait que l’usage de très peu de ces médicaments ait été autorisé pour des enfants aussi jeunes, note l’étude.

Fait encore plus troublant, plusieurs enfants ont reçu des médicaments suite à des diagnostics non autorisés par Santé Canada, ont déclaré les chercheurs de la CB.

Le groupe de chercheurs ajoute que l’usage croissant de ces médicaments chez les jeunes « est un grave problème » en raison des effets secondaires qui y sont associés, comme un gain de poids inhabituel, l’hypertension, le diabète et d’autres conditions pouvant contribuer à un risque accru de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral avec l’âge.

On a enregistré la plus importante croissance de l’usage d’antipsychotiques chez les garçons âgés de 6 à 12 ans et les filles de 13 à 18 ans. La condition la plus souvent traitée est le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité et d’autres conditions disruptives et névropathiques comme l’anxiété.

La rispéridone, la quétiapine et l’olanzapine sont les plus souvent prescrits.

« Ces médicaments font figure de médicament ‘prêt à porter’, » a déclaré l’auteure de l’étude, la docteure Dina Panagiotopoulos.

Docteure Panagiotopoulos note que les ADG ont aussi été testés sur des adolescents souffrant de dépression associée à la bipolarité sans qu’il y ait eu amélioration quelconque des symptômes.

« Malgré cela, il s’en prescrit toujours beaucoup aux adolescents dépressifs, » dit-elle.

Bien que l’étude ait été confinée à la Colombie-Britannique, elle pourrait signaler la possibilité d’un usage croissant de médicaments antipsychotiques chez les enfants dans d’autres provinces et territoires.

Il est à noter que l’industrie de l’assurance considère comme une pratique courante de refuser les demandes de remboursement pour le traitement d’une condition non autorisée par Santé Canada.

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